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mardi, 29 avril 2008
L’évasion de Mery
"Je recherche avant tout « L’EVASION » pour moi-même
et pour qu’un œil nouveau puisse s’attarder
et y trouver la sienne…"
Mery VIAL
J’ai vu trois expositions des peintures de Mary, et elle est venue voir mes photos lors de l’exposition du Cros de Cagnes. (Voir ma Note du 17 mai 2007)
Je ressens et « vois » dans ses peintures dites abstraites. Dans ses noirs et dans ses bleus. Mery je la cite cherche à pénétrer « les taches », à les décortiquer, toujours en équilibre entre le rationnel et l’irrationnel.
Il n'est pas besoin d’expliquer ce que l'on ressent. Se laisser porter par une œuvre suffit à son bonheur et partager en est un autre.
J’aime aussi lire les quelques lignes rédigées par l'artiste lui-même et qui accompagnent les oeuvres exposées.
Mais toujours dans un deuxième temps, après avoir eu ma propre perception de l'oeuvre. Un peu comme ces recherches que je peux faire dans un livre ou sur la Toile au retour d’une exposition.
L’envie - après le ressenti personnel de l’œuvre - de mieux connaître un artiste , et qu’il sorte un peu de son anonymat pour me devenir un peu familier.
Et puis, il y a parfois la rencontre, l’échange direct par une parole ou un simple regard et le début d’une certaine complicité.
Voilà Mery les quelques lignes que je dépose ici et dont je voulais faire profiter mes lecteurs, accompagnées de quelques photos pour celles et ceux qui sont loin d'ici.


Le 11 avril 2008 lors du vernissage:
Mery "prépare" ses oeuvres
et avec Louis NEGRE, Maire de Cagnes sur Mer
PhotosLP
EXPO DE MERY VIAL JUSQU'A LA FIN MAI
Le Chat Rafi
Brocante - Galerie d'Exposition
Place Grimaldi - Haut-de-Cagnes
06800 Cagnes-sur-Mer
Plan et tous renseignements
sur le site du Groupement des commerçants et Artisans du Haut –de-Cagnes.
00:10 Publié dans Découvrir | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
samedi, 26 avril 2008
Promenades fleuries
J’ai hésité à mettre en ligne une note préparée hier, je la trouve un peu triste… Et comme je commence ce jour mes « vacances de printemps », j’ai décidé d’aller ce matin visiter des contrées numériques où je ne m’étais pas rendu depuis un bon moment.
Ma Note d’hier restera donc un peu en attente…
Mais quelles photos choisir ce matin pour accompagner ces quelques mots?
Allez, un ciel d’azur et le village où j’irais sans doute me promener tout à l’heure.
Mais quelles fleurs?
Lilas, roses, pâquerettes, coquelicots, lys, iris …
Fleurs des villes ou fleurs des champs… Parterre de fleurs ou bouquet de fleurs…
Tiens, il me vient une idée : Et si c’était vous qui décidiez…
Je vais laisser un peu de place sur cette Note pour la publier cette photo. Le panier et l’arrosoir sont déjà prêts!
Il ne manque plus que quelques notes et paroles pour accompagner cette cueillette.
De Salvatore bien sûr.Bonne journée.
Mais quelle fleur apparaîtra-il ici ?
Résultats dimanche à 20h:Les nominés par vous sont: Une fleur de sel. Une rose des sables ? Une fleur mais pas dans un vase : une clématite, un un camélia, une orchidée. Simplement des lilas !!! Un gros bouquet de marguerite Un bouquet de genets, ils sont magnifiques en ce moment! Une fleur aux pétales syllabes en corolle de mots, sur une tige phrase, ponctuée d'étamines qui s'éparpillent en pollen de sens et de larges feuilles en lignes. Comme j'adore le coquelicot, je le citerai! Sans hésiter lilas et iris. Les premières roses peut être ... Un gros bouquet de blé en herbe parsemé de quelques coquelicots...
Et les gagnants ex-aequo sont: Les lilas et les coquelicots!
Mais en cherchant bien, vous trouverez pratiquement toutes les autres fleurs en feuilletant mes 4 Blogs.
Et merci de toutes ces senteurs printanières qui "éclosent" de mon clavier.
06:30 Publié dans Promenades fleuries | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
mercredi, 23 avril 2008
Générations
Je tourne et retourne la question ; le conflit de génération existe-t-il vraiment ?
Mais la réponse n’est pas ma préoccupation première. J’ai bien fait des recherches et j’ai aimé lire cet article d’ Hervé Copitet, formateur chargé de cours en sciences de l’éducation.
En fait, ces « commémorations soixante-huitardes » m’ont permis de revoir cet adolescent que j’étais, sa vie de l’époque et ses rapports au Père.
Et surtout de le voir avec cette vision apaisée d’aujourd’hui, de ce fils depuis devenu père à son tour d’un enfant, ma fille devenue adulte elle aussi.
D’avoir peut-être pour la première fois ce regard lucide sur des faits gravés en souvenirs de cette année qui allait bouleverser tant de rapports sociétaux et être charnière dans la vie de celui qui écrit ces quelques lignes..
C’était donc en mai 1968 à Nantes. Dans une famille « militante » et de mêmes idées.
Pourtant il y eu crise aussi à la maison entre le père et le fils aîné. Le père voulait changer le monde et inscrivait cela dans un investissement quotidien que le fils lui reprochait comme du temps volé à la vie familiale. Le fils voulait changer le monde, de suite et à la maison aussi. Le père voulait rester chef de famille là où le fils ne voyait qu’abus d’autorité. Le respect des règles qui permettent d’organiser toute cellule d’un côté, la provoc de l’autre pour affirmer son existence.
Pourtant, ces règles, le fils les inculquera à son tour, à sa fille qui a toujours dit « bonjour à la dame » en rentrant dans un commerce et n’a jamais mis ses pieds chaussés sur un canapé.
Une crise qui ne trouvera un terme que par le départ du fils, un train vers la capitale et le début de sa propre vie d’adulte.
Et l’installation parisienne du fils fut le départ de nouveaux rapports, les partages remplacèrent les conflits.
Le Père venait lors de ses séjours à Paris chez le fils et le fils était fier du Père à sa table!
Voilà quelques mots que je dépose en ce jour anniversaire où tu nous as quitté Papa, des mots que j’aurais aimé te dire en t’embrassant tendrement.
Marcher sur ces pas, hommage aux peintres.
04:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
lundi, 21 avril 2008
Le dicton
Ce sont les vraies couleurs de la mer, vu ce samedi du Haut de Cagnes!
Et cette bande d’une drôle de couleur est la trace mouvante des eaux boueuses des rivières de l’arrière pays se déversant en Méditerranée à la proche embouchure du Var. Les précipitations sont abondantes en ce mois d’avril.
Il est prudent, entre deux vents et trois pluies, de ne pas remettre à plus tard une ballade, en ce drôle de mois d’Avril sur la Côte d'Azur.
Et ici aussi, "ne te découvre pas d'un fil".
LIEN:
"En avril ne te découvre pas d'un fil"
C'est le plus connu des dictons de ce mois, en voilà toute une série.
00:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
vendredi, 18 avril 2008
Négritude
« ma négritude n'est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour
ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'œil mort de la terre
ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale »
Aimé Césaire
C’était il y a juste un an, le 19 mars 2007 exactement. Intrigué par des travaux, je m’approchais pour observer ces ouvriers évoluant au milieu d’une épaisse fumée blanche mais sans odeur.
Je m’approchais de l’un deux, lui parla et lui m’expliqua ce qu’il faisait. Je réussis, malgré le bruit et le fort accent africain de ce travailleur à comprendre un peu cette technique de refaire des canalisations en injectant de la résine, évitant ainsi de transformer une rue en une immense tranchée. J’étais impressionné mais plus encore par la gentillesse et la patience de cet homme, noir dans sa combinaison blanche. Je sentais la fierté de son travail partout en France dans cette entreprise si particulière utilisant une technologie de pointe. Je me suis éloigné, ai pris quelques photos, me suis dit qu’il faudrait que j’en parle, que je fasse une Note et je suis rentré chez moi l’esprit comblé et le cœur léger.
Voilà, vous raconter cette histoire un an après, c’est ma façon à moi de remercier cet homme inconnu rencontré dans une rue de Cagnes sur Mer l’an passé.
Et c’est ma façon de rendre hommage à l’un des pères de la négritude *, à celui qui se disait "fondamentalement poète, mais poète engagé" et "nègre, nègre, depuis le fond du ciel immémorial ".
*Voir ci-dessous
00:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
Le Cahier d'Aimé
J’écrivais en commentaire chez Marion cette semaine que, du temps de mes 20 ans, j’étais allé la Martinique et y avait fait autre chose que du simple tourisme. Beaucoup de rencontres et ce grand homme, politique, humaniste et poète revenait souvent dans nos conversations.
Aimé Césaire naît en 1913 dans une famille nombreuse de la petite bourgeoisie. Avec Damas qu’il connaît depuis le lycée Schoelcher à la Martinique , avec Senghor qu’il rencontre à Paris en 1933 et avec Tirolien, le Guadeloupéen, il fonde le journal l’Etudiant noir. C’est dans cette revue que pour la première fois Césaire va employer le terme de « Négritude ». Il commence en 1936 le Cahier d’un retour au pays natal. En 1947, avec Alioune Diop et Tirolien, il participe à la revue Présence Africaine. En 1948, l’Anthologie de nouvelle poésie nègre et malgache consacre le mouvement de la Négritude. Dramaturge de renommée mondiale, essayiste, homme politique, il est un immense poète. Sa poésie engagée, torrentielle, lourde d’odeurs, de bruits et d’images, est un appel universel à la dignité humaine.
Extrait du catalogue de la BnF, vous trouverez sur ce document PDF les références des oeuvres et essais critiques d'Aimé Césaire.
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dimanche, 13 avril 2008
Les yeux de Pablo
Difficile après cette semaine si riche en partages de publier une nouvelle Note… Je ne me lasse pas de lire ces commentaires venant d’autres Blogs mais aussi d’autres lieux.
Belle semaine de partage qui se termine. Le printemps était sur l’écran, qui m’a fait oublier la grisaille de la météo.
Ce temps "d'hiver" qui m’incite à publier une Note qui dormait sagement et qui n’était pas sûre de finir ici. Merci encore.

Les yeux de Pablo
Quand je vois les yeux de Pablo,
Les miens cherchent un autre Vallauris.
Sans les touristes, la rue des boutiques
Et son trop plein de céramiques.
Vers là-haut, je cherche la chapelle, un moment de paix.
Mais Pablo a peint ici Guerre et Paix !
Je quitte le musée, vais où la surprise sera belle
A celui qui se laisse perdre le long des ruelles.
Petites rues et étals aux senteurs magrébines,
Statues et silhouettes sur la place, tout sauf has been.
Et sur les portes, affiches vieillies d’anciens hommages au maître qui ici
A peint et modelé, s’est fait photographier.
Tiens, je serais bien allé avec Villers*, jusqu’à l’ atelier.
Là où Pablo, dans son intimité, s’est laissé observer
Clichés magnifiques, vraies photos sans poser
Je quitte Picasso, laisse l’autre Vallauris
Au standing déjà annoncé.
Il n’y aura bientôt plus de fumée,
Des hautes cheminées des potiers.
C’est l’hiver un peu triste, sans les touristes d’été.
C’était dimanche, le 10, du mois de février.
* "André VILLERS a 23 ans quand il rencontre en mars 1953 Pablo Picasso à Vallauris. Une réelle amitié se tisse entre les deux hommes et de cette relation durable naîtra entre autres quelques remarquables photographies." ( Extrait de ce document pdf)
LIENS:
Le musée de la Photographie André Villers à Mougins.(evene;fr)
Le site officiel du musée national Picasso La Guerre et Paix à Vallauris
VOIR LES AUTRES PHOTOS EN GALERIE:
00:10 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
mercredi, 09 avril 2008
Et au milieu coule une rivière....
Il s’appelle Dominique et dépose souvent des commentaires chez un autre Dominique, celui que vous pouvez retrouver en lien dans ma rubrique « Envie de Blog » ci-contre.
Il n’a pas de Blog – à ma connaissance- mais il écrit de très beaux textes.
« (… )si tu te demandes où je vais chercher ce que j'écris, je te répondrai : au même endroit que les ignominies que je sortais quand je buvais – dans mes neurones. La différence est que je n'arrose plus mes fleurs cérébrales avec du désherbant. » Extrait de Lettre aux sceptiques par Dominique , abstinent pratiquant, publiée sur le Blog de D.Autié le 10 août 2007.
Un jour récent, il a déposé un texte en « commentaire « de ma Galerie photos. Une phrase introduit son texte: « Je viens de voir une merveilleuse photo, une rivière dans la région nantaise .La même .... »
J’aime la rencontre entre Mots et Photos. Et par les miracles de cette Nouvelle Vie, j’ai eu et ai toujours la chance de faire de belles rencontres.
Aujourd’hui, je suis heureux, avec l’accord de Dominique W, de publier son texte illustré de quelques uns de mes clichés, que nous avons choisis parmi des photos que vous pouvez retrouver sur mes autre Blogs (PhotosLP et Saison 2 ).
Enfin, celles et ceux qui me connaissent un peu où qui ont lu mes textes de Nouvelle Vie (notamment un de février 2007) ne seront pas surpris de la publication de cette Note un mercredi.
ET AU MILIEU COULE UNE RIVIERE...
Et au milieu coule une rivière....
Je suis né au bord d’une rivière. De ma chambre d’enfant, je pouvais entendre l’eau caressé les cailloux. Cette mélodie m’a toujours accompagné où que je sois sur cette Terre.
Et au milieu coule une rivière......
Alors que je me noyai dans un océan d’alcool, chaque jour ma tête remontait difficilement au dessus des flots de mes désastres, au bord de mon oreille soufflait encore un peu du bruit de la rivière.
En ce temps là, à demi mourant, ma tête était incapable de sortir de la confusion. Aucune idée, aucune pensée ne se trouvait blanchie du sceau de la confusion. Je devenais fou.
Ma femme ne m’aimait plus, mes parents m’avaient encore une fois abandonné, mon travail était perdu, ma vie ne se résumait qu'à une longue logorrhée incompréhensible aussi bien pour moi que pour les autres.
L’aube n’avait pas tenue sa promesse, mais c’était pire que ça, le crépuscule pointait son nez, je n’avais pourtant même pas 38 ans....
Alors, le soir je m’accrochai pour trouver quelques minutes de sommeil au flots de la rivière, je descendais transporté ailleurs, loin de mon alcoolisme, loin de moi.
Et au milieu coule une rivière....
Alors que je gisais la tête dans l’eau, les cailloux balayés par l’eau rentraient petit à petit dans mon être. Je m’enterrai de l’intérieur.
L’alcool avait la particularité de vous faire assister chaque jour à votre enterrement, les yeux grands ouverts vous regardez coincé dans le cercueil de votre impuissance la cérémonie, ce n’était même pas une marche funéraire.
Un oiseau vint se poser au creux de mes lèvres dégageant lentement les cailloux. Il retira une parcelle de vie et l’emmena survoler la rivière.
Dans le bec de l’oiseau, je vis ma terre d’alcoolisme. Une terre aride, brûlée, couleur ocre et grise, où erraient des êtres décharnés au regard vide et hagard.
Et au milieu coule une rivière....
L’oiseau survola en tout sens ce territoire, mon territoire à jamais.
Il me déposa au sommet d’un plateau, à la frontière. Ma frontière.
Au pied d’un arbre bleu, assis sur une mousse verte, un aigle multicolore me parla:
"Vois tu, je t’ai fais survoler ta vie d’alcool. Veux tu continuer à vivre ainsi ? Cesse de geindre et suis le cours de l’eau.
As tu remarqué que ta rivière traverse aussi bien ton alcoolisme, qu' elle a traversé tous tes instants de bonheurs, et qu' elle traversera ton avenir et ce que tu en fera. Tu es surpris mais le sens Arlequin est là.
"et au milieu coule une rivière" n’est pas le bruit de la rivière de ton enfance, pas que cela. C’est la rivière qui coule en toi, celle qui t’as accompagné jusqu' à tes terres désastreuses et sans vie. C’est tout à la fois. Ton passé, ton présent et ton avenir, il te faut recevoir et accepter ta vie dans son ensemble comme le fais ta rivière. La rivière traverse les pires contrées mais elle ne s' y arrête pas, pourquoi ne pas la suivre ?
ne reste pas là mais sache que ce territoire en toi existe et garde le souvenir de la douleur que tu as eu à y séjourner pour ne pas y revenir.
Songe aux indiens et à leur énergie à délimiter les territoires des morts pour ne pas s' y égarer. Ton alcoolisme est un territoire de Morts, quitte le et va vivre."
Je quittai l’Aigle multicolore. Il me laissa en souvenir mon surnom Arlequin.
"Et au milieu coule une rivière"
Chaque soir au coucher, je prononce à voix basse "et au milieu coule une rivière" et je descends dans un sommeil de Vie rejoindre des contrées colorées où une brise légère caresse la joue des enfants pour que plus tard, ils n’oublient jamais cette promesse et ce don qu’est le souffle d’une Vie, sa légèreté et son extrême fragilité.
Dominique W
05:30 Publié dans Mots et photos | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note
mardi, 08 avril 2008
Ecume d'azur
Cette photo n’a pas été prise à la Pointe du Raz en Bretagne mais à Nice ce dimanche.
Je vous laisse comparer avec la 2ème photo de cette Note .
06:10 Publié dans Photos | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
1968 vu par Léo
05:10 Publié dans Cette année là, 1968 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : 1968























« Les hommes passent, les idées généreuses restent. »