mercredi, 26 mars 2008
Pourquoi je blogue?
Je vais rarement voir « les statistiques détaillées » de ce Blog ! Mais de temps en temps, au moment de mettre en ligne une Note, je jette un coup d’œil à ces pourcentages et autres histogrammes qui, je l’avoue s’accompagnent d’un langage qui me rebute un peu. J’ai donc constaté – avec plaisir - que depuis ces derniers mois, ce n’est plus la recherche d’images qui arrive en tête des « liens depuis une page externe » vers ce Blog. Environ 20% des accès le sont par « requêtes directes ». Ce chiffre me fit de suite penser à ce bon vieux Vilfredo Frederico Pareto (1848-1923) qui donna son nom à cette Loi dite également Règle des 20/80. J’avais déjà remarqué qu’environ 80% des visites se concentraient sur 20 % des minutes qui font nos 24 heures quotidiennes, que 20 % de fidèles visiteurs rédigeaient 80 % des commentaires , bref que les principes de ce physicien s’appliquait également à la blogosphère, ce qui me parut bien normal et ne m’étonna pas.
Non, ce qui m’étonne le plus c’est de m’apercevoir qu’à cette date anniversaire du début de ce Blog j’ai rédigé plus de 200 Notes et reçues presque 2000 commentaires. Je crois trouver là quelque début de réponse à ce « pourquoi je blogue? » qui revient en permanence dans les réflexions qui sont miennes mais que je retrouve aussi sur les Blogs que j’aime fréquenter. En tout cas c’est un encouragement à poursuivre ce « Carnet d’Ici et Maintenant » malgré mes instants de doutes, de fatigue et mes envies parfois de « laisser tomber » qui furent très fortes l’été dernier.
J’ai donc continué à déposer ici quelques lignes et quelques clichés. Ces notes et les photos qui les illustrent sont un carnet de nouvelle vie et un album d’instants présents. Et comme ici la symbolique est souvent photo, la première fut un arbre blanc annonçant les prémices du printemps, la deuxième un peu de bleu évoquant sans doute la fin des peurs passées, les suivantes ce clin d’œil en Noir et Blanc à la photo humaniste et la dernière de ces premières mises en ligne de mars 2006 le ciel d’un matin de Nouvelle vie. Deux années plus tard, je crois que l’esprit de ce carnet n’a pas changé mais l’homme continue de grandir dans cette Nouvelle vie faite des petites choses qui font la vraie vie et de la gratitude de la Vivre ici et maintenant. Et qu’à travers ses photos, il continue à découvrir le formidable outil de résilience qu’est l’expression artistique, partagée ici et sur d’autres sites qui ne sont pas que virtuels.
Et le reste n’est que cadeaux par le bonheur d’un commentaire, d’une nouvelle amitié, en un mot du partage.
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dimanche, 24 février 2008
Vagabondage...
Je suis allé sur mon premier Blog. Je l'ai feuilleté comme si j'allais découvrir un nouveau site. J'ai déroulé l'album, ré ouvert des commentaires…J'ai cliqué sur des liens qui m'ont amené vers d'autres contrées, d'autres photos, d'autres histoires.
D'autres images sont apparues, non publiées mais bien présentes dans mon album mental que l'on appelle souvenirs. Des partages et des jardins secrets comme ces endroits où enfant l'on aime aller se cacher et adulte se retrouver, se ressourcer.
Je me suis promené sur les chemins, les ruelles de vieilles pierres, attardé près d'un arbre, allongé dans un pré, descendu vers la rivière, C'était un sentiment nouveau, comme si les émotions passées étaient devenues sagesse. Ce nouveau regard, je sais aussi que c'est le fruit d'un travail personnel dans cette Nouvelle vie que j'essaye de construire chaque jour.
Extrait de Vagabondage mental et photographique

Une pause de quelques jours pour le Carnet de LP,
merci de vos visites, de vos commentaires.
A bientôt.
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mercredi, 26 septembre 2007
L'abstinence heureuse
Voilà ce que j'écrivais sur ma Note du 23 septembre 2006:
« Cette maladie est de plus en plus reconnue comme telle. Et surtout, les malades, hommes et femmes, connus ou inconnus qui ont pu sortir de la honte, du déni, de l’isolement, parlent, écrivent, témoignent. Ces témoignages sont autant de mains tendues à celles et ceux qui souffrent de l’alcool ou de l’alcool de l’autre. A celles et ceux qui au fond de leur obscure nuit noire peuvent entrevoir un rayon de lumière et un jour, décider de se laisser porter par le halo de l’espoir. »
@@@
« ...Ma liberté de m’abstenir de boire. »
déclare un des deux invités du magazine santé diffusé sur France 5 puis sur le Net. Une émission très utile pour mieux comprendre, remarquable par la qualité des deux invités et celle des reportages.
Je ne sais pas combien de temps cette vidéo sera en ligne.
Voici le lien.
POUR VOS MESSAGES SUR LA NOTE PRECEDENTE
ICI OU EN COURRIEL
DE TOUT COEUR:
MERCI
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dimanche, 23 septembre 2007
Le petit carton jaune
Le petit carton jaune
ou
Juste aujourd'hui
Rien à voir avec celui que brandit l’arbitre sur un terrain de football, ce petit dépliant d’environ 7 sur 12 cm et qui ne me quitte jamais. Plié, il tient sa place dans la pochette plastifiée où il côtoie un permis de conduire encore plus usagé ! Ces cinq pages recto verso dont deux se sont détachées par l’usure du « plié déplié ». Et pourtant je ne me résous pas à le remplacer par un neuf. Comme sur mes livres, il y a une date écrite au crayon de bois. (Je sais, il faut dire crayon papier)
Il est écrit 23/6/2004 et en dessous entre parenthèse (9 mois)
9 mois, c’est le le temps de construire un être, 9 mois, c’est le temps d’apprendre à faire les premiers pas… Pour moi, 9 mois est le temps qu’il m’a fallu pour réapprendre les gestes de la vie quotidienne, pour que mon corps reprenne un peu de vigueur, pour n’avoir plus peur de sortir, d’aller à une soirée chez des copains, pour que petit à petit l’obsession s’en aille. L’obsession de ne pas reprendre ce premier verre que je savais fatal. à mon rétablissement. C’était 9 mois après le 23 septembre 2003, 9 mois après Cabris. Le petit carton jaune se voulait témoin de l'avancée pas à pas, mois par mois dans cette première année d’abstinence à une période où tous les 23 de chaque mois étaient soigneusement notés sur le calendrier mural.
Aujourd’hui, cela fait 4 années et je fais une autre lecture du petit carton jaune. Ma démarche de « nouvelle vie » se veut plus spirituelle mais ma vigilance est toujours de mise. Ce carton jaune que depuis j’ai offert à des êtres chers et à des anonymes en souffrance - d’eux ou de leurs proches- contient des messages universels, des recettes de vie qui ne sont pas réservées aux seuls dépendants malades de l’alcool. Et en ce jour « anniversaire » de Nouvelle vie, je voudrais partager avec celles et ceux qui me liront ce très beau texte que vous pourrez trouver sur Internet avec quelques variantes.
« RIEN QU’AUJOURD’HUI
Il y a dans chaque semaine deux jours pour lesquels on ne devrait pas se tracasser...
L'un de ces jours est "HIER" avec ses erreurs et ses soucis, ses fautes et ses bévues, ses maux et ses peines. HIER s'échappe à jamais de nos mains.
L'autre jour, c'est "DEMAIN", avec ses fardeaux, ses larges espérances et ses pauvres accomplissements.
Il ne reste qu'un jour : "AUJOURD'HUI". Tout homme peut livrer les combats d'un seul jour... Ce ne sont pas les épreuves d'un seul jour qui rendent les hommes fous, c'est le remords ou la rancoeur d'un incident qui est arrivé HIER et la crainte de ce que DEMAIN peut apporter....
VIVONS DONC UN SEUL JOUR A LA FOIS. JUSTE AUJOURD'HUI. »
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vendredi, 02 mars 2007
Carnet... ou...Vivre, ici et maintenant
Dans la rue, très tôt pour un rendez-vous de co-voiturage vers le bord de mer :
je traverse la place, m’engage dans la rue du marché.
Peu de gens, les commerces encore fermés sauf "Jeannot, fruits et légumes"
qui ouvert, prépare son étal.
Je marche avec Dutronc et sa chanson sur la ville qui s’éveille
et me rappelle ces fins de nuit où je rentrais me coucher dans le Marais parisien
après ma nuit de travail.
Même endroit, début de soirée.
Je prends quelques clichés durant ces quelques minutes
quand la lumière du jour se mélange avec celle des premiers néons.
Une voix derrière moi qui s’excuse de me déranger, un monsieur qui voudrait savoir
avec quel appareil je travaille. Il fait de la photo, argentique, voudrait se lancer
dans l’aventure du numérique.
Ses questions sont précises, pour mieux lui répondre, je lui en pose quelques unes.
Il ne s’est jamais servi d’un ordi. A t-il du temps pour apprendre ?
Je pense qu’il est retraité, surpris, j’apprends qu’il a 85 ans.
Je n’arrive plus à le quitter, le vieux monsieur, il est si jeune d’esprit.
Ces deux moments me ramènent à Willy Ronis et à ce livre plaisir,
acheté après avoir vu le maître de 97 ans à la télé le mois passé.
Il m’a donné envie de poursuivre ma connaissance sur ce genre photographique
que j’aime tant, la photo humaniste.
D’autres souvenirs me reviennent avec ce premier reflex, cet OM1 rêvé
et acheté après des mois d’économies de jeune travailleur.
Je crois n’avoir depuis jamais éprouvé une aussi grande joie suite à un achat.
Cet appareil avec lequel, j’ai saisi tant de moments de vie à Paris,me laissant perdre
dans les quartiers, découvrant une rue, une nouvelle bouche de métro,
faisant des rencontres comme celle que j’évoque aujourd’hui.
Ces joies simples qui me remplissent de bonheur, c’est mon cadeau d’après souffrance,
de long travail de reconstruction.
Et je relis, méditation du matin cette phrase de Marie-Chantal Deetjens
à propos de l’art dans son livre « Résilience et Autodétermination » :
«La créativité a un incroyable potentiel de guérison. »
Livre cité:
MARIE-CHANTAL DEETJENS
L’art de rebondir après la souffrance
RESILIENCE ET AUTODERTIMANATION
Lieu d'édition : Outremont
Collection : Psychologie
Localisation : Québec
Date de parution : 2005
PhotosLP :
Nice, décembre 2006
Cagnes, février 2007
St Laurent du Var, novembre 2006
Paris, avril 2005
Cagnes, juillet 2006
Liens:
Un interwiew de Willy Ronis dans l'Express
Merci de vos passages, de vos commentaires.
A bientôt.
Lien vers la Galerie PhotosLP
ET
N'OUBLIEZ PAS VOS NOTES ARCHIVEES EN BLEU
(lire ci -contre en haut)
07:35 Publié dans Nouvelle Vie | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
mercredi, 07 février 2007
La vie au fil de l'eau
Dans océan, j’entends en premier Eau.
Cette eau qui bouge au gré des marées.
Cette eau salée qui lors du bain me porte
Et me fait tousser si je « prends la tasse »
L’océan de ma petite enfance
Que nous appelions La mer.
En Bretagne, toujours l’enfance et les vacances
Il y avait aussi « les terres »
Et de belles après-midi
Au bord d’un plan d’eau, d’un étang
Images gravées à jamais souvenirs de Locminé
Puis j’ai découvert le ruisseau, le torrent
La montagne et la récompense de l’eau
D’un lac après des heures de marche
Plus tard à Camurac, à deux pas du chalet
Le « Lac » peint par le père, photographié par le fils
Eté ou hiver passage d’étape
Sur la route qui descend au village.
Hasard de la vie, voilà Nice et la méditerranée
Si bizarre au départ
Sans sable ni marée et peu de place l’été
La recherche d’autres plages, plus loin vers Cannes ou le Var
Pour retrouver « du sable »
Que ma fille puisse faire des « pâtés »
Et puis la mer a disparu de mon univers
Le désordre intérieur, la douleur les chimères.
Tempête dans un corps, perte de l’esprit.
Touché le fond du désespoir
Jusqu’ à l’espoir enfin et la vue chaque jour
Sur la terrasse de Cabris, du lac de St Cassien.
Eau de table ou de source
Remède à ce corps meurtri.
Début de nouvelle vie,
Comme un bébé apprendre
A marcher sans béquilles, à nager sans bouée
Et le bonheur enfin, de l’esprit clair du petit matin.
Le bonheur de pouvoir admirer les bateaux
Du Cros ou de Bretagne
Que j’aime tant prendre en photos
Ce soir, c’est mercredi
Près du port et de ses bars
Je monterais l’escalier où est posée
Une vieille barque de pêcheurs.
Je pousserais une porte pour retrouver
Mes amis de nouvelle vie
Et donner espoir à ceux dans le désespoir.
Ce jour, tout simplement
Déposer ces quelques mots
Comme une bouteille à la mer
Texte et photos Louis-Paul
16:45 Publié dans Nouvelle Vie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
mardi, 14 novembre 2006
14 novembre 2006
Lire et Faire lire
J’ai eu la chance d’être élevé dans une famille ou le livre existe. Lorsque je retourne dans la maison familiale, il est présent dans chaque pièce de la maison.
Il y a des maisons sans livre.
Je ne suis pas un grand lecteur mais je ne conçois pas un monde sans livre. Un livre n’est pas pour moi que lecture.
Je ressens quelque chose de fort chaque fois que je rentre chez un libraire, que je regarde une bibliothèque chez des amis, que je prends dans mes mains un ouvrage rare ou épuisé dans une brocante ou un vide grenier. Quel bonheur lorsque enfin, je découvre l’exemplaire, neuf ou « usagé » qui figure sur la liste de mon carnet de notes que j’ai toujours avec moi.
Françoise Xénakis, Claude Sarraute,Jean d’Ormesson, Jacques Attali, Yves Simon, Philippe Labro...Quel est leur point commun au delà de l’écriture ?
Ils mettent leur notoriété au service de la cause défendue par une l’association, ils font partie d’un comité de plus de 120 écrivains qui contribuent au succès de Lire et faire lire. « Pour les 11 000 bénévoles, les rencontres avec ces écrivains sont toujours un moment de plaisir partagé autour de la lecture. »
11 000 bénévoles qui viennent, « partager leur passion avec des petits groupes d’enfants dans les écoles, à l’heure de la cantine ou de l’étude. »
« UN JEUNE QUI A DES MOTS S’EXPRIMERA AUTREMENT QU’AVEC SES POINGS »
Pour Alexandre Jardin, « les effets de ce programme sont aussi variés que bénéfiques », je vous invite à lire la totalité de son appel ici dans le dossier de presse.
Et à vous rendre dans votre bureau de poste chercher le petit dépliant qui vous expliquera comment participer ou faire connaître autour de vous « Lire et faire lire ».
Je publie cette note ce jour où je viens de recevoir un livre pas comme les autres.
Et dans ce livre, il est écrit par l'auteur en avant-propos:
"Il est de notre devoir de survie humaine de faire de nos enfants
les dépositaires de notre Savoir et de notre histoire
afin qu'ils bénéficient de nos échecs, de nos erreurs,
et qu'ils bâtissent un monde toujours meilleur
pour eux-mêmes et les leurs, à venir."
Mon cœur s’est mis à battre un peu trop vite. Les mots de mes émotions ne peuvent être écrits maintenant, trop de pensées, d’images se bousculent dans ma tête.
Je pense à « ces promesses » dont on parle dans ces réunions de groupe de parole auxquelles je participe chaque milieu de semaine.
Et doucement, paisiblement je laisse mes pensées m’amener sur un chemin où pousse une violette.
Mes mots à moi, ce soir seront ces deux photos.
« Ce matin, je me laisse aller entre moitié lecture, moitié rêverie, lorsque vos souvenirs d’enfance s’entremêlent avec les miens. Quand je laisse aller mes pensées qui alimentent mon film intérieur et que vos acteurs apparaissent sur la place de l’église.
Ce matin, mes pensées ne sont ni tristes ni nostalgiques, vos lignes me rendent paisible. »
Extrait d’un courriel du 5 mai 2006, reproduit avec l’accord de Claude.
Les feuilles 21X29,7 du fichier Word que je lisais il y a six mois dans le car entre Cagnes et St Laurent sont devenues les pages d'un très beau livre.
Ecrit en commentaire sur le Blog Les Eaux vives
22:40 Publié dans Nouvelle Vie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
samedi, 23 septembre 2006
Anniversaire de Nouvelle Vie
Ci-dessous quelques lignes rédigées le 24 février sur un forum participatif.
Le thème était :
Bâtir les protections sociales de demain.
Une contribution parmi d’autres sur d’autres sites, en d’autres lieux.
« Un Français sur 10 est malade de l’alcool ! L’alcoolisme, c’est 10% des décès et c’est la 1ère cause de décès chez les jeunes. 5 millions ont des ennuis médicaux, psychologiques ou sociaux… Des chiffres sans appel.
Il y a aussi et SURTOUT ce mot terrible LA SOUFFRANCE de l’alcoolique ET AUSSI de son entourage.
Un rapport a été rédigé en 2005 par une équipe docteurs, de spécialistes en alcoologie, d’anciens buveurs, animée par Hervé Chabalier. Ce dernier a eu raison de le publier juste après sa remise au ministre de la santé car trop de rapports- une fois les feux de l’actualité liés à sa sortie éteints- sont mis aux oubliettes. Ce livre participe à rompre l’isolement de celles et ceux qui souffrent de cette maladie (même de découvrir qu’ils sont malades, première condition pour commencer ou aider dans toute première démarche qui est de ROMPRE L’ISOLEMENT)
Ce rapport se termine par des recommandations. Le prolongement et la mises en œuvre de certaines comme la création de conseillers alcools (les « councellors »pour reprendre l’appellation du rapport) me parait facile à mettre en œuvre à quel niveau que ce soit de son engagement (Chefs d’entreprise, maire, conseiller, président de région …)
Cette recommandation fait partie d’un ensemble, la 4ème s’intitule : " Lutter contre le déni." C’est pour moi, qui ai tant été dans ce déni, un formidable message d’espoir s’il est suivi d’actes concrets politique. POLITIQUE, au sens noble de ce mot que j’espère retrouver dans votre démarche et votre engagement.
LP, malade alcoolique, abstinent depuis le 23 septembre 2003 »
Depuis la publication de ce rapport ?
Les chercheurs continuent patiemment de mieux « cerner » cette maladie et les mécanismes de la dépendance. La technologie de spectrométrie par résonance magnétique a permis à ceux de Marseille de détecter une nouvelle molécule dans le cerveau des buveurs excessifs, la scyllo-inositol.
Les associations, les personnels soignants et beaucoup d’autres continuent de se battre pour obtenir de véritables moyens de soins et de prévention. Des réseaux comme le RAAMO se créent pour partager et unir leur savoir-faire et le mettre au service de ceux qui souffrent.
Faire de l’alcoolisme « une grande cause nationale, affirmer une véritable volonté politique, voilà ce que proposait le rapport Chabalier. Je lis dans Femmes Actuelles de cette semaine qu’ « en réponse, le ministre de la Santé a promis d’organiser des états généraux de l’alcool avant 2007. »
Avant 2007… !
Et pendant ce temps ? L’INPES organise péniblement des campagnes de prévention, avec 4,5 millions d’euros pour le budget « alcool ».
Les alcooliers eux n’attendent pas pour lancer les nouveaux produits sur leurs cibles privilégiées, notamment les jeunes, les femmes... 250 millions d’euros en pub seraient ainsi dépensés ! J’en vois chaque jour des illustrations concrètes sur les panneaux publicitaires de l’abris bus où j’attends le car, en compagnie de nombreux lycéens. Ne créé t-on pas ainsi les conditions de la dépendance de demain, des malheurs sur les routes et ailleurs de la consommation excessive de produits psychotropes?
Je ne veux pas ici et ce jour faire « un coup de gueule », la colère, le ressentiment…tout cela est néfaste à mon rétablissement. Juste ajouter une voix presque anonyme, une parole de début de sagesse d’un être en sortie de souffrance et qui travaille à vivre heureux, à dominer ses émotions et à se construire sans « béquilles ».
Je préfère pour terminer cette note les bonnes nouvelles :
Cette maladie est de plus en plus reconnue comme telle. Et surtout, les malades, hommes et femmes, connus ou inconnus qui ont pu sortir de la honte, du déni, de l’isolement, parlent, écrivent, témoignent. Ces témoignages sont autant de mains tendues à celles et ceux qui souffrent de l’alcool ou de l’alcool de l’autre. A celles et ceux qui au fond de leur obscure nuit noire peuvent entrevoir un rayon de lumière et un jour, décider de se laisser porter par le halo de l’espoir. Qui peut être pousseront une porte où derrière, ils trouveront l’aide que moi j’ai trouvé. Aujourd’hui, en ce jour anniversaire marqué à jamais dans ma mémoire, celui où « j’ai posé le verre », je remercie. Tout simplement mais pleinement de tout mon corps, mon esprit et mon âme. Je remercie d’être là sur ce chemin de Nouvelle Vie.
Livres d’Hervé Chabalier : « Alcoolisme : le parler vrai, le parler simple » Rapport de la mission Hervé Chabalier sur la prévention et la lutte contre l’alcoolisme(Robert Laffont) Du même auteur, « Le dernier pour la route » Chronique d’un divorce avec l’alcool Chez Robert Laffont et en édition de poche chez Pockett
A propos du Rapport Chabalier qui fait neuf recommandations : « En premier lieu, "faire de la lutte contre l'alcoolisme une grande cause nationale" et "admettre que l'alcool n'est pas un produit ordinaire : c'est une drogue". "Reconnaître l'alcoolisme comme une maladie progressive" sans attendre ses stades extrêmes (cirrhose, greffe du foie). "Lutter contre le déni : grâce à des médecins qui veillent, des conseillers qui détectent, des groupes d'anciens buveurs qui interviennent" et "associer l'éducation à la sanction". En plus de l'aide aux proches, du rôle de l'entreprise dans la prévention, il préconise de "décider urgemment des mesures spécifiques à destination des jeunes". (Le Monde.fr) »
Cette semaine dans la presse, l’article de "Femme Actuelle " du 18 au 24 septembre.
Un livre gratuit « Drogues et dépendance » (réédité, contenu actualisé, maquette rajeunie) Soit en téléchargement sur le site de l’INPES ,soit par commande individuelle au 0800 23 13 13.
La série "Une photo chaque jour " reprendra en milieu de semaine prochaine sur ce Blog.
Merci pour vos nombreuses visites .
Aujourd'hui, c'est le premier jour de l'automne:
Sur Saison 2, un poème :"Transition"
Et de nouvelles photos de "Méailles et ses environs"
08:25 Publié dans Nouvelle Vie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mardi, 16 mai 2006
Message d'espoir
Dimanche soir, Marina Vlady a parlé de son livre sur France 3.
Elle a écrit pour elle, pour sans doute ne pas mourir.
C'est un ami proche qui lui a dit de le publier "pour les autres"
Pour l'espoir, je dirais.
Elle était là, vivante et souriante, « rescapée » de « l’homme en noir »
Et consciente qu’il n’est jamais bien loin.
A « nous »« de le fuir comme la peste.
Ensemble, il ose moins s’aventurer.
Post-Scriptum :
Sur le plateau, il y avait beaucoup de sérénité.
d e : Marina Vlady chez Fayard, 2006
| « Le portail du jardin à peine claqué, je me précipite clopin-clopant vers la cuisine où déjà m'attend mon complice vêtu de noir. Les premières heures des retrouvailles sont toujours aussi apaisantes. Le manque de la présence aimée, la rage où me met sa disparition, le silence qui toujours répond à mes suppliques, l'épouvante devant une insupportable solitude s'enrobent gorgée après gorgée d'un miel visqueux. Et voici que se faufilent, l'une après l'autre, toutes les douleurs un temps évanouies. Comme autant de tentacules, grouillent autour de vous regrets et remords, manques, absences, désirs d'un son de voix, d'une caresse, questions auxquelles il ne sera jamais plus donné de réponse. » |
06:10 Publié dans Nouvelle Vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
dimanche, 26 mars 2006
Nouvelle vie

Je pourrais consacrer un livre, tout un blog à ce village perché au dessus de Grasse. Une autre fois, peut-être, j'écrirais d'autres lignes, d'autres mots. Aujourd'hui, ces quelques photos prises il y a peu. Pour beaucoup, Cabris doit rester comme un souvenir de vacances ou de ballade. Pour moi, c'est le lieu qui a changé ma vie. J'y retourne 2 à 3 fois l'an, la tête pleine de souvenirs et surtout le coeur plein de gratitude.
ECRIT EN COMMENTAIRE LE 30/03/2006:
A propos de ma note « Nouvelle vie » et de Cabris
Mes mots viendront plus tard mais je me rend compte en relisant cette note du dimanche 26 mars que je dois vous donner quelques précisions sur l’endroit ou, à Cabris, j’ ai passé 29 jours en septembre 2003.
A propos du lieu :
« Chaque C.A.L.M.E. est implanté près d'un petit village. Dans une "Maison" au sens où un enfant peut comprendre ce mot, et dans le sens où l'idée de "Maison" s'oppose à l'idée de Cité.Nous croyons nécessaire de nous installer dans des endroits proches de la terre, des arbres et des jardins (nous pensons qu'un banc dans un jardin a une valeur thérapeutique. (…)
(…)L'alcoolique est investi, jusqu'à épuisement, de rapports sociaux mal vécus et terrifiants parce que mal vécus. Tout ce qui rappelle l'écrasante pesée de l'appareil social, et en particulier de l'appareil administratif, ne peut susciter chez lui qu'un réflexe de fuite.
(…)L'alcoolique doit se trouver, pour rebâtir, de nouveaux repères aux dimensions humaines et personnelles, voire tribales. (…)
A propos de la connaissance de soi :
« (…)Nous n'avons rien inventé, depuis Socrate le "Connais-toi toi-même" est une des clefs du bien vivre.(…) Cette connaissance s'acquiert en groupe de psychothérapie : les séances commencent dès la fin du sevrage (après avoir levé l’aliénation artificielle, chimique), avant que des systèmes de défense ne se soient mis en place et dès que les bienfaits de la désintoxication se font sentir.La confrontation des expériences amène vite au constat du côté dérisoire des faux-fuyants et des défenses intellectuelles.(…) La localisation progresive du déficit narcissique va, d’une part, diminuer considérablement son potentiel anxiogène, d’autre part permettre de le prendre en compte au lieu de la nier ou de le compenser artificiellement. Ils peuvent alors reconnaître leurs véritables peurs, renoncer à projeter sur l’entourage et à utiliser l’alcool comme un écran protecteur entre les aspérités du réel et leur sensibilité.(…)
A propos du but du Calme :
"Le but profond du C.A.L.M.E est qu'une non consommation d'alcool, absolue et définitive, ne soit que la conséquence d'une façon plus claire, plus libre, plus vraie et surtout plus joyeuse d'affronter la vie."
Ces quelques lignes sont extraites du site du CALME , encore merci à toute l'équipe:
http://www.calme.fr/
Pour conclure(provisoirement) cette note, il n’y pas UNE solution à la maladie alcoolique, il y a SA solution, à SOI. Encore faut-il savoir que l’on est malade et surtout rompre avec le déni.C’est un long cheminement.
10:00 Publié dans Nouvelle Vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
















