jeudi, 14 février 2008
Quand je pense
«La chose la plus importante à dire d'un poème,
c'est : apprenez-le.»
Jacques Roubaud - Extrait de la revue Le Monde de l'éducation - Janvier 2001
Quand je pense
quand je pense
quand je pense
quand je pense à toi
je me demande
je me demande
si tu penses à moi
et si tu penses
si tu penses
si tu penses à moi
est-ce que tu te demandes
est-ce que tu te demandes
te demandes
si je pense à toi ?
- Poème de Jacques Roubaud - poète, romancier, dramaturge et traducteur -
à l'occasion de la 9ème édition du Printemps des Poètes,
avec pour thème principal le poème d'amour.
Jacques Roubaud est membre de l’Oulipo
(OUvroir de LIttérature POtentiel
- PhotosLP: le cliché n'est pas retouché. (Focale 5,6 et temps d’exposition 1/ 320 s)
L'effet "grains" provient des fines gouttelettes d’une pluie d’arrosage automatique . La ville de Cagnes- sur Mer soigne particulièrement les massifs de fleurs dans la ville.
00:10 Publié dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
dimanche, 23 décembre 2007
Du Temps et de l'Amour
Le conte de l’amour et du temps
Il était une fois, une île où tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les
autres, l’Amour y compris. Un jour on annonça aux sentiments que l’île allait couler. Ils préparèrent donc tous leurs bateaux et partirent. Seul l’Amour resta. L’Amour voulait rester jusqu’au dernier moment. Quand l’île fut sur le point de sombrer, l’Amour décida d’appeler à l’aide.
La Richesse passait à côté de l’Amour dans un luxueux bateau. L’Amour lui dit, "Richesse, peux-tu m’emmener ?" "Non car il y a beaucoup d’argent et d’or sur mon bateau. Je n’ai pas de place pour toi."
L’Amour décida alors de demander à l’Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau, "Orgueil, aide moi je t’en prie !" "Je ne puis t’aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau."
La Tristesse étant à côté, l’Amour lui demanda, "Tristesse, laisse moi venir avec toi.". "Ooh... Amour, je suis tellement triste que j’ai besoin d’être seule !"
Le Bonheur passa aussi à côté de l’Amour, mais il était si heureux qu’il n’entendit même pas l’Amour l’appeler !
Soudain, une voix dit, "Viens Amour, je te prends avec moi." C’était un vieillard qui avait parlé. L’Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu’il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu’ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s’en alla. L’Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir "Qui m’a aidé ?" "C’était le Temps" répondit le Savoir. "Le Temps ?" s’interrogea l’Amour. "Mais pourquoi le Temps m’a-t-il aidé ?" Le Savoir sourit plein de sagesse et répondit : "C’est parce que Seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la Vie."
Illustration: Les photos des crèches ont été prises à Nantes et au Cros de Cagnes.
Sur le Blog de Méailles, vous trouverez un autre Conte: La légende du Sapin
CETTE NOTE EST PROGRAMMEE, MERCI DE LAISSER VOS MESSAGES JUSTE CI-APRES.(NOTE SUIVANTE) TRES BONNES FETES DE FIN ET DEBUT D'ANNEE.00:10 Publié dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
mardi, 27 novembre 2007
Paroles de Sage
Il est bon de se sentir un peu Indien.
Et de repenser à Little Big Man *
"La vie dans un tepee est bien meilleure. Il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, et facile à déplacer. L'homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d'argent, ressemble à une grande cage, ne laisse pas entrer le soleil, et ne peut être déplacée ; elle est toujours malsaine.
Les Indiens et les Animaux savent mieux vivre que l'homme blanc. Personne ne peut être en bonne santé sans avoir en permanence de l'air frais, du soleil, de la bonne eau. Si le Grand Esprit avait voulu que les hommes reste au même endroit, il aurait fait le monde immobile ; mais il a fait qu'il change toujours, afin que les Oiseaux et les Animaux puissent se déplacer et trouver toujours de l'herbe verte et des baies mure. L'homme blanc n'obéit pas au Grand Esprit. C'est pourquoi nous ne pouvons être d'accord avec lui." FLYING HAWK, Chef OCETI SAKOWIN OYATE OGLALA
Source: http://www.culture-amerindiens.com/
PhotosLP, 2007, quelque part sur la Terre.
*Little Big Man Film américain d’Arthur PENN
http://www.lamediatheque.be/ext/thematiques/films_a_la_fi...
00:10 Publié dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
vendredi, 02 février 2007
Banc (s)
Les Bancs, d’intérieurs, d’extérieurs, sous le soleil ou la pluie.
Bancs de bois, bancs de fer, bancs de pierre.
Les bancs...
Avant de publier, il faut les retrouver ces "photos à thème". Les chercher ces clichés dans les séries des dimanches, dans les séries des vacances, dans les photos prises en ville, dans un village un jardin, une place, une rue. J’en profite pour tout visionner, travail de fourmi, en ce début d’année . Pour classer, sauvegarder sur CD et libérer un peu de place sur un disque dur saturé.
Alors… Une pause pour un dos fatigué et…le plaisir de lire. Lire un poème qui raconte si bien comment, sur un banc va la vie.
Un poème inédit, cadeau de Claude à son ami, que je dépose ici.
Le banc,
Parfois lieu de rencontres,
Lieu d'espoir ou le coeur palpite,
Celui des amoureux. Le banc, où se plonge un homme,
Dans la solitude ou le déni,
Lorsque tout l'abandonne,
Il s'abandonne aussi.
Le banc dans le creux du jardin,
Comme l'alcôve d'une mère,
Accueille, sans distinction de couleur,
De race, de niveau social... Toutes les différences,
Tous les chagrins, tous les bonheurs.
Le banc…
Claude Chatron-Colliet
C.C.C. © 2006
Découvrir le site d’auteur:
http://claude-chatron-colliet.net/
Visiter la
08:00 Publié dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
mardi, 05 septembre 2006
Reprise
08:00 Publié dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mercredi, 28 juin 2006
L'ego, le Soi et le mandala
en pensant très fort
à mes deux ami(e)s P et D
à qui j’offre ce « mandala de la nature ». Et à travers eux, à celles et ceux qui cherchent et développent
« LA GUÉRISON DES ÂMES »
Extrait du livre:
C.G JUNG ET LA SAGESSE TIBETAINE
Orient Occident
publié chez le relié Poche, 2006
L’auteur, Radmila Moacanin, psychothérapeute du centre médical
de l’University of South California, exerce actuellement à Los Angeles.
« (…) À mesure que se crée la personnalité élargie, la conscience s ‘épanouit et se transforme, et un nouveau centre de la personnalité émerge – le Soi -, tandis que diminuent les tendances de l’ego. Le nouveau centre attire alors à lui, à la manière d’un aimant, tout ce qui appartient en propre, véritablement et authentiquement, à la personnalité, tout ce qui fait son unicité. L’intégrité et l’unité de l’individu s’établissent progressivement, à partir de ce plan originel et fondamental, et tout ce qui est inessentiel, superflu et imposé tombe de lui-même. A ce stade, l’ego, qui s’est développé en réponse aux pressions et aux diktats du monde extérieur et de l’environnement culturel, se soumet, et laisse se manifester les pressions, aspirations et exigences du monde intérieur de l’individu : il laisse s’exprimer l’être intérieur, l’âme, le Soi. Ainsi l’ego se trouve-t-il sacrifié au profit du Soi ; l’existence terrestre a acquis un sens, l’individu est entré en contact avec le spirituel. Sa condition initiale inconsciente s’est transformée en conscience supérieure et le cercle de la personnalité, dont la mandala est le symbole, a été bouclé, accompli. (…) »
Extrait du glossaire du livre cité, partie Jung:
ego structure complexe d’idées constituant le centre du champ de conscience d’un individu et possédant un haut degré de continuité et d’identité.Soi le centre de la personnalité, symbole de plénitude ; le principe d’orientation et de génération du sens ; l’accomplissement du développement psychique.
mandala mot sanscrit signifiant cercle ; stucture composée de carrés et de cercles symboliques.
Faites vous plaisir,
Tapez mandala sur un moteur de recherche
et laissez vous porter par les mandalas:
00:10 Publié dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, 13 mai 2006
Poétique de la rêverie
Cette note,
Toi Moi Nous
" C'est à l'animus qu'appartiennent les projets et les soucis, deux manières de ne pas être présent à soi-même. A l'anima appartient la rêverie qui vit le présent des heureuses images. Dans les heures heureuses, nous connaissons une rêverie qui se nourrit d'elle-même, qui s'entretient comme la vie s'entretient. Les images tranquilles, dons de cette grande insouciance qui est l'essence du féminin, se soutiennent, s'équilibrent dans la paix de l'anima… La rêverie pure, comblée d'images est une manifestation de l'anima… En tous cas, c'est dans le royaume des images que, philosophe songeur, nous cherchons les bienfaits de l'anima. Les images de l'eau donne à tout rêveur des ivresses de féminité… mais le philosophe au travail, dans la clarté lumineuse du jour, suit les chemins que dessine l'animus : je ne suis pas le même homme selon que je lis un livre d'idées où l'animus se doit d'être vigilant, tout prêt à la critique, à la riposte, ou bien si je lis un livre de poète où les images doivent être reçues dans une sorte d'accueil transcendantal des dons "
Gaston Bachelard, Poétique de la rêverie
Anima
Archétype de l’inconscient collectif qui symbolise la partie féminine inconsciente de l’homme.
Animus
Archétype de l’inconscient collectif qui représente la partie masculine de la femme.
16:05 Publié dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 03 mai 2006
Etre
Le ciel ne donne pas sans raison
la vie à l’homme,
la terre ne produit pas
d’herbe sans racine.
Proverbe chinois
J'ai pris ces photos le 30 avril et le 1er mai.
Deux liens si vous désirez poursuivre ces promenades sur le Blog de Méailles:
00:10 Publié dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
samedi, 15 avril 2006
Sérénité
Soeur Emmanuelle s'adresse dans ce livre (Vivre, à quoi ça sert?) à ses contemporains "poursuivis par le non-sens" et en quête de libération spirituelle. Un extrait que j'aime beaucoup:
(…) J’ai voulu transformer la planète comme un dieu qui reforme le monde. Mais c’était un leurre, car, bientôt, je ne me suis trouvée que devant le désenchantement. Tout à coup, on s’aperçoit que la somme des actions n’arrivera jamais à supprimer la misère du monde, qu’elle ne touche jamais qu’une infime partie de l’humanité. Ce désenchantement, s’il n'est pas amer, est nécessaire. Il met dans la vérité. Il est juste et bon d’agir, mais il est bon aussi de se rendre compte des limites de l’action et d’accepter de n’être qu’humain, fini. Le cercle infernal est alors brisé, le cercle du perfectionnisme, le cercle de la course aux résultats, à l’efficacité. Vient alors l’action équilibré, sereine, qui a renoncé à l’idéalité.
Pour exprimer ce point d’équilibre, j’ai transformé en prière une sentence de Marc Aurèle :
Seigneur, donnez –moi la sérénité d’accepter ce que je ne peux pas faire,
La force de réaliser ce que je peux faire,
La sagesse pour discerner entre les deux.
(…)
Sœur Emmanuelle, Vivre, à quoi ça sert ? RécitSœur Emmanuelle écrit « sentence de Marc Aurèle ». Ce texte est plus généralement connu sous le nom de « la prière de la sérénité » C’est devenue une prière universelle. Beaucoup l’attribue à St François d’Assise, d’autres au Dr Dr. Reinhold Niebuhr ou encore à un poète anglais anonyme… (351 000 réponses sur Google si vous tapez « prière de la sérénité » !). Pour moi, c’est, en trois lignes, tout simplement un programme de Vie et quatre mots pour Vivre : Acceptation- Action-Honnêteté et Humilité
08:25 Publié dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 09 avril 2006
Un texte de Maurice Maeterlinck
on trouve dans le bonheur une humilité plus profonde et plus noble, plus pure et bien plus étendue que celle qu'on trouve dans le malheur.
"(...) on trouve dans le bonheur une humilité plus profonde et plus noble, plus pure et bien plus étendue que celle qu'on trouve dans le malheur. Il y a une humilité que l'on doit mettre au nombre des vertus parasites, avec l'abnégation stérile, la pudeur, la chasteté arbitraire, le renoncement aveugle, la soumission obscure, l'esprit de pénitence et tant d'autres, qui détournèrent si longtemps au profit d'un étang endormi, autour duquel tous nos souvenirs errent encore, les eaux vives de la morale humaine. Je ne parle pas d'une humilité basse, qui n'est trop souvent qu'un calcul, ou, à prendre les choses au mieux, une timidité de l'orgueil et une sorte de prêt usuraire que la vanité d'aujourd'hui consent à la vanité de demain. Mais le sage lui-même s'imagine parfois qu'il est salutaire de se diminuer un peu à ses propres yeux, et de ne pas s'avouer les mérites qu'il a souvent le droit de se reconnaître lorsqu'il se compare à d'autres hommes. Une telle humilité, bien qu'elle soit sincère, enlève à notre loyauté intime, qu'il faut toujours respecter par-dessus tout, ce qu'elle peut ajouter à la douceur de notre attitude dans la vie. En tout cas, elle décèle une certaine timidité de conscience, et la conscience du sage ne doit avoir aucune pudeur, aucune timidité.(...)
(...)Mais, à côté de cette humilité trop personnelle, existe une humilité générale, une humilité haute et ferme qui se nourrit de tout ce qu'apprennent notre esprit, notre âme et notre coeur. Une humilité qui nous montre exactement ce que l'homme peut attendre et espérer, une humilité qui ne nous diminue que pour rendre plus grand tout ce que nous voyons, une humilité qui nous enseigne que l'importance de l'homme ne se trouve pas dans ce qu'il est, mais dans ce qu'il peut apercevoir, dans ce qu'il tâche d'admettre et de comprendre. Il est vrai que la douleur nous ouvre aussi le domaine de cette humilité, mais elle ne le fait guère que pour nous conduire trop directement à je ne sais quelle porte d'espérance, sur le seuil de laquelle nous perdons bien des jours; au lieu que le bonheur, n'ayant pas autre chose à faire au bout de quelques heures, nous en fait parcourir en silence les sentiers les plus inaccessibles. C'est quand le sage est aussi heureux que possible, qu'il devient aussi peu exigeant, aussi peu orgueilleux qu'on peut l'être. C'est lorsqu'il sait qu'il possède enfin tout ce qu'il est permis à l'homme de posséder, qu'il commence à comprendre que ce qui fait la valeur de tout ce qu'il possède ne se trouve que dans la manière dont il envisage ce que l'homme ne pourra jamais posséder. Aussi n'est-ce guère qu'au sein d'un bonheur prolongé qu'on acquiert une vue indépendante de la vie. Il ne faut pas être heureux pour être heureux, mais pour apprendre à voir distinctement ce que nous cacherait toujours l'attente vaine et trop passive du bonheur."
Maurice Maeterlinck, La sagesse et la destinée
09:30 Publié dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
















